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Par Jean-Christophe Messonnier
Pour rendre compte de l’intensité perçue, on utilise l’ échelle pratique des décibels : le doublement de l’intensité perçue correspond à environ 10 décibels, ce qui correspond au triplement de l’amplitude du signal. 1 décibel (1 dB) correspond à la plus petite différence d’intensité perceptible. Lorsque l’on utilise les décibels, on parle de niveau sonore.
Concernant les sons musicaux, on utilise des instruments de musique plus ou moins puissants, ce qui dépend du mode de production du son : par exemple un piano est plus puissant qu'une guitare. Le musicien peut bien sûr, en fonction de cette puissance, produire des sons plus ou moins intenses, en fonction de son mode de jeu. A l’intérieur d’une œuvre, on
appelle la différence de niveau (en dB) entre les passages les plus forts
et les passages les moins forts la dynamique.
Les problèmes de niveaux deviennent
cruciaux lorsque plusieurs types de sons sont en présence. Un premier
exemple simple concerne le rapport de niveau entre un son musical et un
bruit. Le niveau du bruit étant donné, on peut contrôler le niveau
de la musique avec un bouton de volume. Mais une grande dynamique pose un
problème : plus le bruit est fort, plus il est difficile de faire
émerger les niveaux faibles, ou alors les niveaux les plus forts sont
vraiment violents. Le problème est analogue lorsque plusieurs instruments
jouent ensemble et n’ont pas la même puissance ou pas la même
dynamique. L' exemple suivant fait entendre le clavecin et l’orchestre
entendus précédemment en présence d’un bruit de voiture.
Plus la dynamique est faible, plus le niveau moyen de l’enregistrement est fort, car on remonte toujours le niveau jusqu’au maximum admissible par le canal de transmission : opération appelée "normalisation". On doit donc se poser le problème du contrôle
de la dynamique. En d’autres termes, on doit compresser
les niveaux des sons afin d’en faciliter la diffusion. Il existe différentes
méthodes pour le faire, qui consistent toutes à effectuer des variations
de niveau au cours du déroulement du morceau. Les sons seront plus ou
moins compressés suivant leur destination, leur usage. Les exemples
suivants concernent le clavecin et l’orchestre avec leur dynamique
originale mais normalisés.
Pour un CD, cette compression peut être effectuée pour partie au mixage et pour partie au mastering (préparation du CD servant d’original pour la gravure) Une
première méthode de compression consiste à contrôler le volume
global en fonction du temps à l’aide d’une interface graphique
associant au déroulement du son une visualisation de son niveau (courbe
de niveau). Cet exemple de piano a été compressé en contrôlant les
courbes de niveau manuellement.
Une deuxième méthode consiste à
utiliser un limiteur ou un compresseur. Il s’agit de machines agissant comme
des contrôleurs de niveau automatique. Leur principe est de comparer le
niveau du son rentrant à un niveau de référence et de régler son
volume en conséquence.
Il
existe plusieurs types de compresseurs et de limiteurs et les différents réglages dépendent
des fabricants. Pour décrire les différents paramètres, on distinguera
tout d’abord le limiteur du compresseur. Un limiteur définit un niveau maximum (seuil ou threshold), que le signal de sortie ne devra pas dépasser. Si le signal d’entrée dépasse ce seuil, le gain ( cad le contrôle du volume) est réduit de l’excédent de niveau. Par exemple si le signal d’entrée dépasse ce seuil de 6dB, le gain est réduit de 6dB.
Un compresseur définit un seuil en dessus duquel le niveau sera réduit d’une fraction définie comme paramètre (ratio). Si le signal d’entrée dépasse le seuil de 10dB et que le ratio est 2, le gain du compresseur sera réglé de telle façon que le signal de sortie ne dépasse le seuil que de 5dB.
Il
existe d’autres paramètres concernant aussi bien les limiteurs que les
compresseurs mais ils varient suivant les fabricants. On peut citer, parmi les plus courants, les temps de réaction lorsque le signal dépasse
le seuil (attack) et lorsqu’il repasse en dessous du seuil (release). On
dispose donc d’une batterie d’outils permettant de contrôler le
niveau. La dynamique finale peut rester relativement importante sur
certains CDs ou être très limitée comme en publicité radio. Le plus
important est d’optimiser la dynamique en fonction des conditions de
diffusion. Réduire la dynamique constitue une perte d’information mais
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